| Chapitre 3 |
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- Introduction
- Intérêts et besoins de l’analyse du tritium
organiquement lié (TOL)
- Etat de l’art sur l’analyse du tritium libre et
du TOL
- Aspect Normatif
- Prélèvement et traitement des échantillons
- Technique d’analyse
- Calcul des activités en tritium et formules
utilisées en scintillation liquide
- Calcul de l’activité en tritium
organiquement lié non échangeable
- Calcul des teneurs en tritium après mesure
par spectrométrie de masse
- Contraintes de l’analyse à bas niveau
- Flaconnage
- Eau de référence
- Etalon d’eau tritiée
- Etalonnage
- Temps d’analyse
- Limites de détection
- Exercices d’intercomparaison tritium libre
et tritium organique
- Bilan d’exercices
d’intercomparaison
tritium organisés par la
CETAMA
- Circuit
intercomparaison eau
tritié (2001-2002)
- Circuit intercomparaison TOL (2001-2008)
- Conclusions
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N. Baglan - CEA/DAM/DIF
E. Ansoborlo - CEA/DEN/DRCP/CETAMA
Introduction
Le tritium est un émetteur β ayant une énergie moyenne de 5,68 ±
0,01 keV, une période de 12,312 ± 0,025 ans (LNE-LNHB/CEA, 2006)
et une activité spécifique de 3,58 1014 Bq.g-1.
Sa présence dans l’environnement a deux origines : soit naturelle, suite
à l’interaction des neutrons cosmiques sur l’azote ou l’oxygène, soit
anthropique, avec plusieurs sources possibles comme l’émission et la
décroissance des retombées liées aux anciens essais nucléaires atmosphériques,
les installations de traitement et recyclage de combustibles
irradiés, les réacteurs nucléaires et quelques sources industrielles (Belot
et al ., 1996 ; Guétat et al., 2008 ; Lebaron-Jacobs et al., 2009).
Il peut exister sous des formes physiques très différentes : sous forme
d’hydrogène gaz (HT), d’eau ou de vapeur d’eau (HTO) ou de méthane
(CH3T). Dans les échantillons du règne végétal ou animal, on le trouve
souvent associé à la fraction eau libre, mais il peut être inclus dans les
composés organiques sous forme de tritium organiquement lié (TOL).
Dans ce cas, 2 formes existent : i) la fraction dite échangeable ou labile
(TOL-E) où il est lié à des atomes d’oxygène, de souffre et d’azote ; ii)
la fraction dite non échangeable (TOL-NE) où il est lié aux atomes de
carbone (Belot et al ., 1996). Enfin dans certains cas (ITER) il peut être
présent sous forme solide d’hydrures métalliques (Zr, Ti, Be, Hf, C...)
(Maubert et Di Pace, 2008).
L’eau est intégrée à la matière organique des plantes lors de la photosynthèse,
suivie de nombreuses réactions biochimiques qui conduisent à un
peu plus d’un million de composés organiques. Chaque molécule a un
devenir particulier, très différent de l’eau de constitution des cellules.
La CIPR (ICRP 30, 1978) considère par simplification que le tritium
organique est pour moitié retransformé rapidement en eau (T1/2 = 10 j)
et pour moitié, a une durée de vie égale à la durée de vie moyenne observée
pour le carbone (T1/2 = 40 j). De ce fait l’exposition par unité de
tritium incorporée est plus forte pour le tritium organiquement lié que
pour le tritium de l’eau (facteur 2 à 3 selon l’âge). Il convient alors de
distinguer les deux formes chimiques et d’être rigoureux dans l’utilisation
du « concept » de tritium organiquement lié. Il s’agit d’un ensemble
de molécules du bol alimentaire.
La mesure du tritium sous ses différentes formes est donc une étape clé
importante pour l’évaluation des risques sanitaires et environnementaux
et in fine l’estimation dosimétrique.
La Commission d’établissement des méthodes d’analyse (CETAMA) au
sein du CEA, a pour mission de contribuer à la qualité des résultats
de mesures et analyses en menant différentes actions appropriées, dont
l’organisation et l’interprétation de circuits d’intercomparaison. Le
but est d’accompagner les démarches d’amélioration et de validation
de méthodes et des techniques analytiques. Ainsi la demande des
laboratoires chargés de la surveillance dans l’environnement a conduit
à la création d’un groupe de travail (GT 31 « Tritium ») sur l’analyse du
tritium dans l’environnement (tritium libre et TOL), et l’organisation de
circuits d’intercomparaisons sur échantillons frais ou secs prélevés dans
l’environnement.
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