| Chapitre 4 |
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- Le tritium dans les êtres vivants
- Le tritium et l’ADN
- Bioconcentration
- Bioaccumulation
- Bioaccumulation ou « rémanence » ?
- Bioamplification
- La discrimination isotopique
ou l’enrichissement isotopique
- Le rapport isotopique (RI) T/H
- La spéciation chimique du tritium
- Le tritium libre (HTO) et le tritium
organiquement lié (OBT)
- Le rapport OBT / HTO
- Le cas des bactéries
- Les effets néfastes du tritium chez les êtres
vivants
- Le phénomène de proximité (« bystander »)
dans le cas du tritium
- Conclusions : les problèmes liés à la
présence du tritium dans l’environnement
- Recommandations
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Jean-Claude Amiard - Directeur de Recherche au CNRS -
Membre du Comité Scientifique de l’ANCCLI
Introduction
Cet article s’inspire fortement d’une synthèse que nous avons faite pour
le GRNC et qui a été publié dans les rapports de ce Groupe Pluraliste
soit sous forme de résumé (Amiard, 2009a), soit sous forme développée
(Amiard, 2009b).
Le tritium dans les êtres vivants
Chez les êtres vivants, le tritium se présente sous deux formes principales,
l’eau tritiée libre (HTO) et le tritium organiquement lié (OBT).
Les échanges de HTO sont rapides, ceux de l’OBT nettement plus lents.
Pour le tritium, dans la bioaccumulation, la voie trophique (nourriture
solide) est prépondérante sur la voie directe externe (eau).
Le tritium est un isotope de l’hydrogène. Or, les êtres vivants sont
constitués principalement de C, H, O, N, S, …. Il est présent donc
dans toutes les molécules, ADN compris. Le tritium forme des liaisons
covalentes avec le carbone qui sont très stables et dureront toute la vie
de la molécule, c’est-à-dire peu pour les molécules impliquées dans le
métabolisme énergétique et très longtemps dans des macromolécules
comme l’ADN. Il forme aussi des liaisons avec notamment O, N et S
mais qui sont plus labiles.
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