| Chapitre 5 |
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- Introduction
- Biocinétique du tritium
- Dosimétrie du tritium
- Effets du tritium in utero
- Biocinétique
- Conséquences sur la morphogenèse et le
développement
- Etudes expérimentales in vitro
- Conclusions
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L. Lebaron-Jacobs, A. Flüry-Hérard -
Direction des Sciences du Vivant - CEA
Introduction
Quelle que soit son origine, le tritium est extrêmement mobile au niveau
de tous les systèmes biologiques et dans l’environnement, et s’échange
avec les atomes d’hydrogène au sein de molécules biologiques (ADN,
protéines…).
Le tritium, émetteur bêta de faible énergie, est considéré comme un
élément de faible radiotoxicité sur la base d’études expérimentales.
Son parcours moyen dans l’eau est faible (0,56 μm). Néanmoins, des
interrogations subsistent sur le niveau de risque à lui attribuer en raison
de sa forte densité d’ionisation de répartition hétérogène : répartition
hétérogène de la dose absorbée au niveau tissulaire, cellulaire et même
moléculaire (ADN) ; densité d’ionisation élevée (TLE du tritium:
11,5 keV/mm comparé au TLE du 60Co : 6,9 keV/mm) ; grande
hétérogénéité du dépôt d’énergie (moins de cellules sont atteintes que par
un rayonnement gamma, mais plus nombreuses lésions intracellulaires) ;
plus grande fréquence de lésions double brins de l’ADN.
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