| Chapitre 5 |
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- Introduction
- Les données disponibles concernant la
relation dose-effet et la définition des DPUI
du tritium
- Les données disponibles en épidémiologie
humaine et en expérimentation animale
- Les effets cellulaires précoces et l’approche
microdosimétrique
- L’évaluation de l’efficacité biologique relative
- Questions d’actualité
- Les formes du tritium étudiées
- L’évaluation de la dose efficace engagée
- Les effets sanitaires étudiés
- L’évaluation de
l’effet :
l’efficacité biologique
relative
- Conclusion
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S. Gazal - UMR CNRS 5263, CLLE, Laboratoire Travail et
Cognition, Université de Toulouse 2.
C. Chenal - UMR CNRS 6553, ECOBIO, Equipe Radiations,
Environnement, Adaptation, Université de Rennes 1.
J.C. Amiard - EA2160, MMS, Service d’Ecotoxicologie, Université de
Nantes.
Membres du
Comité Scientifique de l’Association Nationale des comités
et commissions locales d’information (ANCCLI)
Introduction
Sous l’effet d’évènements collectifs aux conséquences délétères avérées
ou potentielles, et dans le contexte d’une société à plusieurs titres
vulnérable, les notions de risque technologique et de prévention ont
émergé comme des objets sociaux et politiques majeurs.
Dans ce contexte, l’augmentation prévisible des rejets en tritium par
l’industrie nucléaire civile suscite des interrogations et une demande
pressante d’information, au niveau notamment de leur impact
sanitaire.
Pour essayer de répondre à cette demande, il convient d’interroger les
données relatives à l’impact biologique et sanitaire du tritium et de faire
apparaître l’ensemble des questions qui sont susceptibles de se poser à
son sujet.
Nous évoquerons dans un premier temps les concepts, données
et connaissances qui fondent aujourd’hui la radioprotection et
singulièrement la radioprotection du tritium, et dans un second temps
nous en souligneront les limites.
Les effets sanitaires d’une exposition aux rayonnements ionisants sont
classés selon trois critères : le moment de leur apparition (effets précoces/
tardifs), la cible du dommage (le sujet irradié/sa descendance) et leur
caractère aléatoire ou déterministe1. Les effets considérés aujourd’hui
comme aléatoires sont les cancers et les effets héréditaires, les autres
types d’effets étant considérés comme déterministes. Ils sont censés
apparaître après des expositions dont le niveau est inférieur aux niveaux
d’apparition des effets déterministes, le principe étant retenu d’une
relation linéaire sans seuil.
Outre la définition d’une limite de dose efficace engagée, la
radioprotection individuelle reposera donc d’une part sur l’évaluation
d’une relation dose efficace engagée / effets aléatoires, et d’autre part
sur la définition de coefficients de dose efficace engagée (pour la
contamination interne, de doses par unités d’incorporation = DPUI).
Les effets étudiés sont les effets cliniques, mais également les effets
biologiques précoces subis par le noyau ou par d’autres constituants
de la cellule (membrane…) et qui, par-delà la mort cellulaire, peuvent
être à l’origine d’effets cliniques notamment aléatoires (cancers, effets
héréditaires). Quatre types d’approche sont susceptibles d’être mis en
oeuvre pour identifier et quantifier ces effets.
Quelles sont les données et connaissances disponibles concernant une
contamination par le tritium ?
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