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Le Tritium : un risque sous-estimé (ACRO)

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Chapitre 5
 
  1. Le système de radioprotection
  2. Le risque lié au tritium est sous-estimé
  3. Incorporation de produits organiques tritiés et modèle biocinétique CIPR
  4. La transmutation du tritium et l’effet isotopique
  5. Une première conclusion
  6. Comportement environnemental
  7. Conséquences pour les rejets tritiés
  8. Conclusion

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Pierre Barbey et David Boilley - Association pour le Contrôle
de la Radioactivité dans l’Ouest (ACRO) http://acro.eu.org

Le Tritium [3H] ou [T] est l’isotope radioactif de l’hydrogène [H]. A ce titre, il peut se substituer aux atomes d’hydrogène qui constituent l’un des quatre éléments fondamentaux (avec le carbone, l’azote et l’oxygène) de la matière organique, donc des corps vivants.

Le Tritium rejeté dans l’environnement, sous forme d’eau tritiée [HTO] ou sous forme de gaz (tritium et méthane), sera incorporé par les espèces vivantes de plusieurs façons :

  • par inhalation,

  • par transfert cutané,

  • par ingestion.

En dehors des expositions professionnelles, c’est la voie ingestion qui est le mode d’exposition nettement dominant pour le public.

L’eau tritiée incorporée par un organisme vivant se comporte de manière identique à l’eau constitutive de cet organisme (un peu plus de 70% chez l’homme à plus de 90% dans certaines espèces végétales et animales) et se répartit dans tout le corps.

Parmi les espèces végétales, plantes en milieu terrestre et phytoplancton en milieu aquatique, l’activité de photosynthèse conduit à l’incorporation d’eau tritiée [HTO] pour la synthèse de molécules organiques [OBT]. Ensuite, par ingestion, les espèces vivantes (et l’homme en bout de chaîne alimentaire) incorporent du Tritium sous forme d’eau tritiée mais également sous forme de tritium organique.

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